La plupart du travail que vous confiez à un collaborateur numérique peut, avec le temps, être mené à bien par le collaborateur seul. Une courte liste d'actions ne devrait jamais l'être. Non pas parce que le collaborateur risque de se tromper, mais parce que le résultat entraîne des conséquences qu'une personne nommément désignée dans votre entreprise doit assumer.
Cette note explique où KAgents trace cette limite, pourquoi nous la plaçons là et comment rédiger la liste pour votre propre équipe.
Le critère, ce sont les conséquences, pas la difficulté
Il est tentant de classer les tâches selon leur difficulté apparente. C'est le mauvais critère. Écrire une requête SQL qui joint cinq tables est difficile. C'est pourtant exactement le type de travail que prend en charge Aurélien, notre collaborateur data, la requête étant affichée à côté de chaque réponse pour que chacun puisse la vérifier. Approuver un remboursement, à l'inverse, ne prend qu'un instant.
La bonne question est plutôt celle-ci : en cas de problème, qui en répond ? Si la réponse honnête est une personne précise, comme votre contrôleur financier, un responsable du recrutement ou le commercial en charge du compte, l'action attend cette personne. Le collaborateur peut tout faire autour : rassembler les documents, vérifier les chiffres, rédiger le message et expliquer ce qu'il a constaté. La décision elle-même reste entre les mains d'une personne.
Les mouvements de fonds
L'argent est le cas le plus clair. Côté finance, Laure contrôle les factures, relance les impayés et rapproche les comptes, sans jamais débloquer un seul paiement. Chaque lot de paiements attend un approbateur désigné, et cette règle ne peut pas passer en pilote automatique.
Il en va de même pour le support. Clément, le collaborateur du support, peut répondre aux questions de facturation et consulter l'historique des commandes. Les remboursements, avoirs et modifications de compte au-delà de votre plafond attendent toujours un approbateur désigné. En dessous du plafond que vous fixez, ce sont les règles que vous avez écrites qui s'appliquent. Au-dessus, c'est quelqu'un de votre équipe qui décide.
Le raisonnement est simple. L'argent est difficile à récupérer une fois parti. Et séparer la personne qui prépare un paiement de celle qui l'approuve est un contrôle financier de base. Un collaborateur numérique doit faciliter le respect de ce contrôle, pas le supprimer discrètement.
Les décisions qui concernent des personnes
Thibault, le collaborateur RH, prend en charge la coordination du recrutement : évaluer les candidatures au regard de vos critères, planifier les entretiens, relancer pour obtenir les retours et préparer les documents administratifs. Il ne prend jamais de décision d'embauche. C'est une personne qui décide qui passe à l'étape suivante et qui reçoit une offre.
Thibault applique les mêmes critères à chaque candidat et consigne la raison de chaque note. Les décideurs peuvent voir comment la présélection a été établie, et la remettre en question. Cette traçabilité compte. Une décision d'embauche façonne la vie professionnelle de quelqu'un, et les personnes concernées méritent de savoir que c'est une personne qui a tranché.
Les engagements pris en votre nom
Certaines actions engagent votre entreprise : une remise, une clause contractuelle, une date de livraison ou une position officielle sur vos règles. Une fois qu'un client ou un partenaire l'a par écrit, il est difficile de revenir en arrière.
Côté ventes, Estelle n'aborde jamais les prix, les remises ni les conditions contractuelles : ces sujets vont directement à un commercial. Clément ne répond qu'à partir de sources approuvées, comme votre centre d'aide et vos politiques, et dit clairement quand la réponse lui échappe. Aucun des deux n'improvise un engagement, car un engagement doit avoir un responsable.
Les e-mails adressés à de nouveaux contacts entrent aussi dans cette catégorie. Un premier message à quelqu'un qui n'a jamais entendu parler de vous engage votre entreprise. Vous pouvez le marquer comme sensible, pour qu'une personne le lise et l'approuve avant son envoi.
Les conversations qui exigent une personne
Certains cas ne relèvent pas du tout des règles. Un client en colère, une menace juridique ou un problème de sécurité exige une personne, pas une réponse bien tournée. Clément transmet immédiatement ces conversations à un humain, avec un résumé de ce qui a été dit jusque-là, pour que personne n'ait à se répéter.
Le même principe s'applique à tous les postes. Lorsqu'un cas n'est pas clair, sort de la politique établie ou est chargé émotionnellement, le collaborateur s'arrête et le confie à une personne au lieu de deviner.
Rédiger votre propre liste
Nos réglages par défaut sont un point de départ. Votre liste doit refléter la façon dont votre entreprise fonctionne déjà. Cinq étapes pour y parvenir :
- Partez de votre politique d'approbation. Tout ce qui exige une signature aujourd'hui, comme un achat au-delà d'un seuil ou une modification de contrat, en exige toujours une quand c'est un collaborateur qui le prépare.
- Ajoutez tout ce qui parle en votre nom à l'extérieur de l'entreprise. Offres, avoirs, nouvelles conditions et premiers contacts avec de nouvelles personnes.
- Désignez l'approbateur. Un rôle et une personne, pas « quelqu'un à la finance ». Une file d'approbation sans responsable n'est pas une approbation.
- Marquez l'action comme sensible dans les règles du collaborateur. Elle attend alors cette personne, quel que soit le mode dans lequel s'exécute le reste de la tâche.
- Vérifiez la trace. La piste d'audit doit montrer ce que le collaborateur a préparé, quelle règle s'est appliquée et qui a donné sa validation.
Si vous cherchez à déterminer quelles actions de votre équipe doivent toujours attendre une personne, apportez votre politique d'approbation lors d'une démo. Nous la passerons en revue avec vous et vous montrerons où se place chaque curseur pour un collaborateur KAgents.
Les prénoms et les pictogrammes sont des personas attribués à des agents logiciels. Ils aident votre équipe à savoir qui s'occupe de quoi.